Qu’est-ce qu’une action et une obligation ?

Le but de cette leçon est de nous faire comprendre le sens de ces mots. Commençons donc par les définir : l’action et l’obligation. Dans une prochaine leçon, nous parlerons des fluctuations et des risques inhérents aux deux. Aujourd’hui, nous n’étudierons et ne goûterons qu’une seule notion à la fois  !

Partager : titre ; ce titre représente une fraction du capital d’une personne morale (société, société,…). Le détenteur a ici une part, un « morceau » de la société. Il détient cette part de la société.

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Obligation : créance qui entre dans la catégorie des titres à revenu fixe ; ce titre représente un prêt à court ou à long terme émis par une personne morale (société, société, municipalité, État…) et donnant droit à son détenteur de recevoir des intérêts (généralement fixes) ; et droit au remboursement de la somme ainsi avancée, ceci à un délai fixe. Le titulaire prête son argent à un à une entreprise, à un emprunteur, à un gouvernement.

Les actions et obligations étaient, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, représentées sous la forme d’un document papier : le certificat d’actions ou d’obligations. Nous en voyons des exemples dans l’image ci-dessous.

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Aujourd’hui, ils sont, à quelques exceptions près, représentés par une inscription dans le registre électronique d’un fiduciaire (une fiducie, une fiducie). Cette entrée est équivalente à un certificat papier.

Similarité  : les actions et les obligations sont généralement transférables (vendables et achetables) et négociables sur les marchés financiers. Un marché financier est donc simplement un endroit où l’on achète et vend des produits financiers, certains très simples (actions et obligations), d’autres très compliqués et souvent risqués voire dangereux, comme les produits dérivés.

Ces marchés sont appelés : Bourses de valeurs. Il y en a beaucoup, par exemple : New York, Londres, Tokyo, Shanghai, Toronto, Francfort, Paris, Moscou, Montréal,… et bien d’autres dans presque tous les pays.

Nous pouvons acheter et vendre des actions et des obligations à tout moment aux prix du marché. N’oublions pas que la valeur d’une obligation fluctue chaque jour en fonction de ses propres critères, critères que nous étudierons en détail plus tard.

En ce sens, les actions et les obligations sont dites « liquides  »… parce que nous pouvons les « liquider », c’est-à-dire les transformer en espèces facilement et rapidement… si, bien sûr, il y a un marché, une bourse pour les vendre ou les acheter.

Ces marchés financiers sont soumis à des réglementations multiples et complexes visant à protéger les investisseurs en actifs, mais il s’agit d’une autre histoire.

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QUELLES SONT LES DIFFÉRENCES ESSENTIELLES ENTRE CES DEUX TITRES… ?

Notons en cinq principaux :

  • Plan juridique  : titre de propriété et de dette

Si je détiens une part de la société ABC, j’ai mon mot à dire dans la gestion de cette société. Ce mot, je peux l’exprimer grâce à mon droit de prendre la parole et de voter lors de l’assemblée générale annuelle de la société ABC.

Vous me direz que mon petit droit de vote par moi-même, copropriétaire en quelque sorte, ne fera jamais le poids de changer quelque chose dans la société ABC dirigée par son conseil d’administration tout-puissant. C’est en partie exact… et pourtant, il suffit qu’un certain nombre d’actionnaires se réunissent pour remplacer tout un conseil d’administration. C’est un peu comme en politique où beaucoup de petits votes déchassent un mauvais gouvernement. Mais nous ne débattrons pas ici de ce qu’est un bon ou un mauvais gouvernement. c’est…

En revanche, le titulaire d’une « obligation » ou « co-créancier » n’a strictement rien à dire dans l’entreprise. Il a simplement « prêté » son argent à l’entreprise pour une durée limitée (échéance des obligations).

Il a le droit d’attendre d’être remboursé. Si l’entreprise fait faillite, elle perdra probablement son acompte, sinon en totalité, du moins en partie.

Comparaison : sommes-nous le propriétaire ou le locataire de notre résidence, de notre maison ? La situation de l’un est très différente de celle de l’autre… entre actions et obligations. Notre comportement sera également souvent différent.

  • Plan d’expression, dénomination  :
  • Le détenteur ou le détenteur de l’obligation prête son argent à une société qui emprunte cet argent en émettant en échange une obligation (parce qu’elle « s’engage » à la restituer ultérieurement, avec intérêts) dont le montant est exprimé en monnaie (1 000 dollars, euros, yens, francs, pesos…)
  • La valeur des actions est exprimée en unités qui représentent une fraction du capital de la société. La société n’est jamais obligée de rembourser l’argent des actions souscrites ou achetées par des investisseurs.
  • Plan de fluctuation  : Nos investissements vont fluctuer en valeur
  • en fonction du niveau général des taux d’intérêt, de la durée du prêt et de la qualité de l’emprunteur pour les obligations.
  • en fonction de la bourse, c’est-à-dire, en fonction des conditions économiques générales, de la qualité de la gestion de l’entreprise, ainsi que de l’humeur, parfois très variable, des investisseurs et des spéculateurs.Les fluctuations boursières sont généralement plus fortes et plus rapides (lois psychologiques et financières) que les fluctuations de obligations (lois mathématiques et notations des agences de crédit).
  • Plan de gestion des risques  :

L’obligation est, en principe, plus « sûre » car, en cas de liquidation (volontaire ou de faillite), la société doit rembourser les détenteurs d’obligations, les intérêts et le principal, avant de verser un seul centime aux actionnaires. Mais, répétons-le, si l’entreprise fait faillite, le prêteur perdra probablement son acompte, sinon en totalité, du moins en partie.

Cependant, notons maintenant ceci :

Un critère important de la qualité des obligations est la « notation de crédit » émise par les agences de notation. Les gouvernements obtiennent généralement de meilleures chances parce qu’ils ne peuvent pas, en théorie, faire faillite. En revanche, les faillites d’entreprises sont plus fréquentes. Leur cote (ou leur risque) sera donc moins bonne que celle des gouvernements. Le taux d’intérêt qu’ils offrent sera donc plus élevé, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un risque plus élevé que celui des obligations d’État. De cette façon, nous constatons que les obligations comportent également une dose de risque, même les obligations d’État. Qui n’a jamais entendu parler des tribulations des Grecs et de la Grèce ?

  • Plan de performance  :

N’oublions pas ici que, sur de très longues périodes (10, 20, 30 ans), les actions rapporteront plus que les obligations. Citons 7 % et 3 % par an, déduction faite de l’inflation, mais avant les frais et taxes. Nous parlons ici d’un ensemble d’actions par rapport à un ensemble d’obligations.

Remarque : les obligations rapportent des intérêts, tandis que les actions rapportent des dividendes et des gains en capital.

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Jean Dupriez , LL.L., DAE., est planificateur financier et membre de l’Association des MBA du Québec. Auteur de deux livres, The Classification of Personal Documents (2002) et Knowing How to Choose Your Financial Advisor (2010), il s’exprime régulièrement sur les enjeux de la profession dans son BlogonAdviser.ca.

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