L’histoire de l’origami et ses origines fascinantes

L’origami est connu comme l’art du pliage traditionnel japonais. Le mot origami vient du verbe japonais « oru » (pli) et du mot « kami » (papier). Mais d’où vient cet art et comment nous est-il parvenu ?

Depuis son origine en Chine…

Tout commence en Chine, sous la dynastie des Han occidentaux (entre -202 et -9 avant notre ère). Là-bas, on parle de zhezh. Bien plus tard, ce sont des moines bouddhistes qui auraient transporté ce savoir jusqu’au Japon. Même si ses racines sont chinoises, c’est bien au Japon que cet art du papier plié s’est taillé une réputation mondiale, les Japonais ayant élevé l’origami au rang de discipline raffinée.

… à son évolution au Japon…

À ses débuts au Japon, le papier était une denrée rare, précieuse. On le pliait avec soin lors de cérémonies religieuses, ou pour orner les tables, souvent celles où trônaient les cruches à saké. L’origami s’invite aussi dans le shintoïsme, notamment à travers le Katashiro, une représentation de divinité utilisée lors de rituels au temple d’Ise, considérée comme talisman et porte-bonheur.

Rapidement, l’origami s’immisce dans les pratiques bouddhistes puis se diffuse dans la sphère des Bushi, ces guerriers en armure veillant sur les clans religieux. Offrir des fleurs en origami scellait alors l’amitié, un geste symbolique chargé de sens.

Durant l’époque d’Edo (1603-1867), le pliage s’ancre dans la vie quotidienne. Mais la transmission des modèles se fait surtout à l’oral. Résultat : seuls les modèles les plus simples traversent les générations.

Aujourd’hui encore, les enfants japonais adorent plier quelques figures emblématiques : la boîte, la grenouille ou la fameuse grue « tsuru », symbole de fidélité et de longévité. On raconte qu’en pliant mille grues, un vœu le plus cher peut se réaliser.

… à son utilisation en Europe…

L’Europe découvre le pliage au XVIIIe siècle, sous des appellations variées, comme les « Amusettes en papier ».

Parmi les personnalités qui ont saisi la richesse de ces jeux de pliages, Friedrich Fröbel, pédagogue allemand et pionnier du système de la maternelle, a mis en avant les bienfaits de ces activités manuelles : découper, assembler, tresser, plier. Selon lui, l’origami stimule l’inventivité, la rigueur et la précision du geste.

Depuis, au Japon comme ailleurs, ils sont nombreux, petits et grands, à se lancer dans la création de modèles, parfois d’une simplicité enfantine, parfois d’une complexité à faire frémir, nécessitant plusieurs feuilles, des collages minutieux et une patience à toute épreuve.

… en route vers l’Avant Seine

L’origami s’invite à l’Avant Seine à l’occasion d’un brunch proposé par le Quartier Japon. À l’origine, cette école japonaise propose un éventail d’activités : cours de langue, ateliers culturels, événements, ou encore des initiations au manga. Leur ambition : faire découvrir la culture japonaise au plus grand nombre, et partager ce savoir-faire unique.

Envie de plier ?

Avant ou après le brunch Origami proposé par Quartier Japon, profitez-en pour vous exercer ou poursuivre votre exploration de l’art du pliage grâce à ces modèles à télécharger. Et si, entre deux essais, une grue de papier venait à exaucer vos souhaits ? Voilà une belle perspective pour donner forme à vos rêves, feuille après feuille.